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Arlon Open : Pourquoi pas un challenger en 2017 ?

" L'Avenir "  (01 Septembre 2016)



Jacky Fonck, le directeur du tournoi 25 000$ d’Arlon qui débute samedi, prendra du recul dans le futur. Mais Garisart vise encore plus haut.

Jacky Fonck, vous êtes en plein préparatifs de l’Open d’Arlon, un tournoi ITF doté d’un prize-money de 25 000$. Comme directeur du tournoi, comment voyez-vous cette 3e édition?

Ce vendredi à 18 h, je pourrai alors en dire plus au moment où je prendrai connaissance de la liste définitive des participants. Trois jours avant le début du tournoi, je suis cependant très satisfait de ce que nous avons mis en place. Le budget est bouclé et le tournoi sera bénéficiaire grâce à nos sponsors, l’aspect technique et la mise en place du village qui accueillera les spectateurs est totalement sous contrôle et le succès populaire est garanti puisque le repas VIP du dimanche 11 septembre, qui précédera le match exhibition et la finale, est complet avec 160 réservations. Sachant que notre central a une capacité de 400 personnes, nous avons la certitude que nous serons sold-out ce jour-là. Réussite promotionnelle totale également, notamment avec la couverture de TV Lux et de plusieurs TV locales de Wallonie, qui retransmettront l’exhibition et la finale en direct, avec des commentaires de Pascal Noirhomme et d’Olivier Rochus, comme consultant de luxe. Nous pouvons d’ores et déjà nous féliciter d’organiser un des plus beaux tournois mondiaux de cette catégorie.

Vendredi, le nom des participants sera connu, mais avez-vous dès à présent une idée du plateau qui sera présenté?

Nous attendons que l’AFT (Association Francophone de Tennis), nous communique le nom de ceux qui vont bénéficier de wild-cards (invitations) et nous espérons encore l’une ou l’autre bonne surprise. Mais, je dois reconnaître que la liste actuelle des inscrits constitue une déception. Nous espérions pouvoir offrir aux Arlonais un spectacle avec plusieurs joueurs aux alentours de la 200e place mondiale. Si rien ne change d’ici vendredi, nous devrons nous contenter de joueurs qui évoluent malgré tout dans le top 500 mondial. C’est déjà du très haut niveau et je ne désespère pas d’attirer l’un ou l’autre joueur éliminé à l’US Open, qui nous ferait l’amitié de rejoindre Arlon en fin de semaine.

Vous êtes reconnu comme un des organisateurs les plus prolifiques et les plus expérimentés d’événements tennistiques en Belgique. Quels sont vos meilleurs souvenirs?

J’en citerai deux. Un ancien qui date des années 80, quand nous organisions à Arlon, le championnat d’Europe des joueurs de moins de 14 ans et que deux petits Belges s’y sont imposés. Ils avaient pour noms Justine Henin et Ollivier Rochus, qui commençaient leur fabuleuse carrière. Mais aussi, une exhibition organisée il y trois ans avec l’actuelle direction de Garisart que l’on avait appelée «Garifolies» et qui avait regroupé les meilleurs joueurs belges, dont David Goffin. L’ambiance dans les gradins était exceptionnelle.

Quel est le futur pour Jacky Fonck?

Les dirigeants de Garisart sont très ambitieux et envisagent de franchir encore des étapes avec ce tournoi. Pourquoi pas un Challenger (prize-money de minimum 40 000$) en 2017? Pour moi, il est temps de passer la main, car un tel tournoi ne pourra plus reposer sur des bénévoles. Il faudra le confier à des professionnels. Dominique Monami, la directrice de l’Ethias Trophy de Mons, sera bientôt à Arlon pour nous conseiller dans cette possible évolution.

Interview : Christian VAN HERCK