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Arlon Open : L’Open d’Arlon 2016 en appelle d’autres

" L'Avenir "  (13 Septembre 2016)

Gilles Muller et Olivier Rochus ont ouvert les festivités, avant une finale 100% allemande.
 
L’édition 2017 s’annonce encore plus grande.

L’année dernière, les organisateurs de l’Open d’Arlon avaient maudit les cieux et tous les «Monsieur Météo» du monde. Leur tournoi ITF avait tourné au cauchemar, sous une pluie diluvienne et quasi permanente, obligeant Jacky Fonck et son équipe à déployer des trésors d’imagination pour éponger les terrains des dizaines de fois, trouver refuge dans des clubs voisins et s’attirer les reproches d’un juge-arbitre trop pointilleux.

Pour l’édition 2016, ils ont non seulement mis les petits plats dans les grands pour offrir une organisation en tous points remarquable, mais plus encore, augmenté le prize-money (passant de 15 000 à 25 000$). Ils voulaient ainsi s’assurer un meilleur plateau avec des joueurs classés autour de la 200e place mondiale et espéraient secrètement que les dieux du ciel leur offrent une météo complaisante.

Souhait exaucé avec l’été indien qui a sévi toute la semaine dernière (à l’exception du dimanche des qualifications) et qui a amené un air de vacances et de fêtes permanentes dans la zone artisanale de Weyler. Malheureusement, pour des raisons diverses et obscures, le plateau des participants n’a pas été à la hauteur de leurs espérances.

Certes, la première tête de série, l’Allemand Yannick Maden, n’était «que» 346e joueur mondial et le dernier joueur entrant directement dans le tableau final «que» 1056e mondial.

Mais le spectacle a été au rendez-vous toute la semaine, car à ce stade, le niveau de jeu est déjà exceptionnel. «Une semaine de rêve, malgré un premier dimanche maudit, souligne François Back, chargé de communication du tournoi. Un beau cadeau pour ceux qui aime le spectacle, Nous avons eu du suspense, des surprises, des retournements de situation, des cris, des coups de gueule, des raquettes cassées, tout ce qui fait le charme des amateurs de tennis.»

Une finale 100% allemande.

Le central plein comme un œuf, les caméras de TV Lux, qui ont retransmis en direct le match exhibition entre Olivier Rochus et Gilles Muller, en place, la finale pouvait commencer. Finale où Yannick Maden a fait honneur à son statut de favori en s’imposant 6/4 6/2 en 1 h 49 contre son compatriote Marvin Netuschil.

Yannick Maden, 26 ans, a remporté, à Arlon, le cinquième titre de sa carrière, le troisième en 2016. Originaire de Stuttgart, il a un petit côté belge de par sa copine, la Bruxelloise Kimberley Zimmermann, elle aussi pro du tennis (WTA 495).

L’heure du bilan a maintenant sonné pour les dirigeants de Garisart. Dans un an, les travaux seront terminés. Les membres disposeront d’infrastructures de tout premier ordre avec six terrains couverts entièrement rénovés et six terrains extérieurs redisposés pour permettre une visibilité optimale des spectateurs. On peut leur faire confiance.

Même si Jacky Fonck va prendre du recul, l’édition 2017 de l’Open d’Arlon, déjà la quatrième, sera encore plus belle et restera un must pour le tennis belge.

Restera alors aux pontes de Garisart, à se pencher sur leur académie, qui n’a pas encore vraiment trouvé son rythme de croisière.

 
Interview par : CVH