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Chaque jour, vous découvrirez dans cet espace le journal du Tournoi avec échos, anecdotes, commentaires et interviews réalisés par François Back.

Set à Lire n° 5 - 2017

Le tennis et l’argent !
L’amateur, le supporter, le lecteur ou téléspectateur est souvent effrayé par les salaires des sportifs, par les gains liés aux sponsors, par les prize money et les budgets des grands tournois.
On est effaré, voire hypnotisé par le dieu « fric ».
Le Challenger de Mons, c’est un budget de 400.000 euros ; Anvers 2016, la dotation était de 566.000 euros ; l’Open de Metz 540.000 euros ; Taiwan 2017, c’est 800.000 euros !
La publication des gains des joueurs laisse pantois : en 2016, Murray a encaissé 16 millions de dollars ( pas mal pour un Ecossais ! ) ; Federer a accumulé 67 millions de dollars en 2015 ( dont 58 de ses sponsors ! ). A R-G, le joueur qui passe le premier tour touche 35.000 euros ; au Future d’Arlon, le budget est le triple du prize money et le joueur belge qui passe le premier tour « empoche » 81 euros imposables. Roland-Garros, c’est 36 millions de primes aux joueurs !
Rien à voir avec Ronaldo, les basketteurs de la NBA ou les golfeurs…
Les spécialistes estiment qu’il faut rentrer dans le top 200 pour vivre un peu du tennis. Le salaire mensuel approximatif de S.Darcis : 17.000 euros/mois ; rien à voir avec les 2.700.000 mensuels de Nadal.
Mais quand on aime, on ne compte pas !
 
Les potins de la raquette
 
  • Le Luxembourgeois Knaff  pour 1 victoire en simple et 1 victoire en double a gagné 435 euros.
  • 25% du prize money concerne le tournoi de double ; 75% pour les simples. Le vainqueur de l’Arlon Open augmente son compte en banque de 3.600 $, le finaliste 2.120 $. L’équipe victorieuse du double gagne 1.550 $.
  • Jeudi matin, le ciel nous a souri : 11 h, 17 degrés, première balle, premier trou dans le terrain… Intervention des artistes : brouette, pelles, sacs, raclette. Réparation rapide avec les ratisseurs, Douppy, Frank, Lucas, René, Margaux …
  • Lucian, 34 ans, le discret mais efficace arbitre roumain, traîne une bronchite. Arbitre pro, il part 25 semaines à l’étranger et 10 semaines en Roumanie. Il va faire le WTA de Bucarest et un Challenger en Tchéquie. C’est lui qui dirigera la finale.
  • 50 raquettes cordées par Julien jusqu’à présent. Les Français Denolly et Michon sont les plus grands casseurs.
  • L’AFT avait envoyé en mission son secrétaire général, Pierre Delahaye et son adjoint Samuel Deflandre.
  • Comment se constituent les équipes de doubles ? Par affinité et plus parfois ( les frères Taylor AUS), par proximité résidentielle ( les Parisiens Florian et Arthur ), grâce à un coach ( Autriche, Brésil, Suède, USA ), par copinage, par hasard aussi quand un joueur est libre… Certains se spécialisent en doubles et classés ATP top 100, ils peuvent gagner leur vie, en faisant les Challengers et les gros tournois. Si vous voulez jouer au tennis, apprenez l’anglais !
  • Les joueurs regardent leur portefeuille et calculent : ils choisissent de plus en plus « airbnb » pour leurs logements.
 
 
Côté COURT
  • Très belle journée sur le plan sportif : avant 10 minutes de pluie, un match qui ressemblait à une finale, entre le Serbe Kecmanovic, N°1 junior mondial 2016 (17 ans), ½ finaliste à R-G 2017 et le Français Geoffrey Blancaneaux, vainqueur de Roland-Garros junior 2016. Le Serbe, un gros caractère, l’emporte à l’arraché, 7-6, 7-5. Sur le court voisin, stress aussi pour la coqueluche du club, Yannick VDB, qui élimine la tête de série N°5, l’Autrichien Pichler : 6-4, 7-6.
  • Le tournoi a un retentissement international grâce notamment à Facebook. Charly-le-Tiger-Woods du tournoi a reçu les félicitations d’un joueur de tennis portugais vivant à Londres et qui s’est connecté pour suivre les résultats.
  • Les Parisiens Lakat-Rinderknech accèdent à la finale du double : 6-3, 7-6 en 1 h 23. En force et en taille contre la finesse et les petits gabarits des Brésiliens de Copacabana. Ils joueront une finale 100% française contre Blancaneaux-de La Bassetière qui ont battu une équipe autrichienne, tête de série N°1, 7-5, 7-6 en 1 h 38.
  • Très beau ¼ entre le Belge Heyman et le Français Denolly (6-3, 2-6, 6-4 en 2 h 14. Deux gauchers, services-volées, gros services, très proches l’un de l’autre.
  • Dans l’autre quart, le Namurois Julien Dubail n’a rien pu faire contre Axel Michon (FRA), tête de série N°2 (6-3, 6-1).
  • Balles perdues à l’intérieur dans les infrastructures du chauffage, balles mouillées à l’extérieur… Il a fallu recommander 10 tubes. 760 balles en magasin.
  • Deux Belges, un Français et un Serbe dans le dernier carré. Il y aura donc un Belge en finale… Un hasard qui ne doit rien au hasard, seulement au talent !
Côté JARDIN
  • L’Espelette, le restaurant surchauffe depuis 15 jours, 16 heures par jour ! Hier, une soirée où la musique rejoignait la gastronomie avec dégustation de produits régionaux : fromages, vins belges, bières, rhum … Djembé et charcuterie, originale complicité ! Un personnel aux petits soins, une dizaine, dont 5 en cuisine et Antonin, le sommelier formé à Clermont-Ferrand, passé par la Grappe d’or et la Table de Maxime. Nathalie et Amaury sont les incontournables du lieu.
  • Catherine Tanvier, ex-numéro 1 à 17 ans, bronzée aux JO de Los Angeles, a connu la déchéance des sportifs de haut niveau. Dans son livre « Je lâche mes coups », elle dénonce l’influence de l’argent sur les courts. Leçon de vie. A lire.
  • La société espagnole qui installe le padel a été « sommée » d’arrêter de travailler, car disqueuse, foreuse et coups de marteau perturbaient les joueurs.
  • 64 sponsors avaient rejoint la soirée VIP, avec Vincent Magnus, le bourgmestre, en témoin privilégié.
  • Une machine « Photo Box » remplace les selfies. On pose et on se retrouve sur Facebook. Rigolo.