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ARLON Open : C'est parti

Good2Know-0014 - 29.06.2019


 
 

Un Flamand star du tennis arlonais



Hier soir, plus que pour les autres quarts de finale de l’Arlon Open 2019, le cœur des Garisartois a chaviré pour une rencontre qui s’annonçait exceptionnelle. À gauche, le Russe Gabashvili, ancien numéro 43 dans la hiérarchie mondiale. À droite, Yannick Vandenbulcke, le nouveau pensionnaire du club de Weyler.

Yannick Vandenbulcke, à peine fiancé depuis trois mois à Kathleen, vous avez décidé de venir vous installer à Arlon. Comment un Anversois de Kontich, joueur professionnel, prend-il la décision de venir s’installer en Wallonie dans le fond de la Belgique?

Il y a deux ans, je m’entraînais à Wilrijk, mais je cherchais une structure qui me convient mieux. J’ai repris contact avec un de mes anciens coachs, Henri Jacquemin, qui m’a proposé de le rejoindre dans son club de Garisart. J’ai tenté le coup malgré l’absence de joueurs réellement compétitifs à mon niveau. Je me suis souvent entraîné avec Hélène Scholsen et le courant est bien passé. Aujourd’hui, il y a de plus en plus de bons joueurs qui viennent de tous les coins. La Pro-team de Garisart est devenue très performante.

En janvier de cette année, vous avez décidé d’arrêter votre carrière pro. Et pourtant vous venez d’emménager à Arlon. Comment expliquez-vous cette installation en Lorraine belge?

Je me suis vraiment bien intégré dans le club. D’un autre côté, j’ai bientôt 29 ans et j’ai pour projet de fonder une famille. Garisart m’a proposé d’intégrer son staff d’entraîneurs. C’est une belle opportunité. Je suis censé accompagner les joueurs sur les tournois, ceux du Pro-team, mais aussi Lucas Perrang, que j’aime bien et qui me semble disposer d’un sérieux potentiel.

Vous allez monter sur le central de votre nouveau club pour affronter un ancien top 50 mondial, aujourd’hui retombé à la 404e place à l’ATP (l’interview a été réalisée juste avant la rencontre, qui s’est soldée par une victoire de Vandenbulcke en deux sets). Comment abordez-vous cette rencontre?

Mon nouveau club organise un tournoi 25 000$. Il est normal que j’y participe. Je partais un peu dans l’inconnu, mais j’ai vraiment bien joué jusqu’ici. Sortir des qualifications, puis passer les deux premiers tours sur des scores aussi secs, c’est très chouette.

Vous avez été 377e mondial et vous allez continuer à participer aux tournois et aux interclubs belges. Vous vous lancez dans l’aventure de la formation et de l’accompagnement des jeunes joueurs. Quelle est la vision du tennis que vous voulez inculquer à vos élèves?

Aujourd’hui dans le tennis, il y a une multitude de joueurs qui savent très bien taper dans la balle. Mais il y en a très peu qui comprennent le tennis et jouent bien au tennis. J’aimerais vraiment inverser la tendance chez mes joueurs.

Qu’est ce qui surprend le plus un Flamand d’Anvers qui débarque en Wallonie?

Je n’ai jamais eu qu’à me louer de mes différentes structures d’entraînement dans la partie francophone. Le Wallon a un contact beaucoup plus social qui facilité la convivialité. Ma fiancée est aussi Anversoise, elle n’a eu aucune crainte quand je lui ai proposé de venir nous installer à Arlon et elle a déjà trouvé un emploi dans l’enseignement.
 
 
Christian VAN HERCK