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ARLON Open : C'est parti

Good2Know-0015 - 01-07.2019


 
 

Le Roularien Vanneste s’impose à Arlon


Jeroen Vanneste, a privé Varillas du doublé.

Beaucoup de courageux venus à Garisart pour la chouette exhibition avec Henri Leconte, sont restés sur les gradins surchauffés pour la vraie finale de l’Arlon Open 2019. Le vainqueur de l’édition précédente, le Péruvien Juan-Pablo Varillas était une nouvelle fois au rendez-vous. L’adversaire, comme l’an passé était belge, le jeune espoir Zizou Bergs étant remplacé par le néerlandophone Jeroen Vanneste.

Moins charismatique que Zizou Bergs, le Roulersois Vanneste a montré un tennis puissant et régulier pour s’imposer 7/5 7/6. Il a privé le Sud-Américain d’un doublé.

Lors de la remise des prix, il a empoché un chèque de 3 900€, mais aussi une œuvre du sculpteur arlonais Renaud Matgen.

Nous reviendrons sur l’événement tennistique de l’année dans notre édition de demain.



Henri le showman, Leconte le sensible

Il a débarqué comme une rock star hier sur le coup de midi sur la terrasse inondée de soleil de Garisart. Chemise blanche, lunettes de soleil, col grand ouvert sur un torse bronzé, Henri Leconte a tout de suite pris ses marques de véritable star parmi les VIP. Fidèle à sa réputation de personnage people incontournable, il s’est faufilé jusqu’au président de la Fédération Belge, André Stein et lui a lancé sur un ton tonitruant un «Mais tu es partout toi. Qu’est-ce que tu fous ici?» Flatté plus que choqué, le vénérable président s’est retrouvé au milieu d’un attroupement. Les apartés ont cessé. Le bagout et l’humour d’Henri se sont retrouvés au centre de toutes les attentions. Hyper à l’aise, l’ancien n°5 mondial a commencé à blaguer et à lâcher ses habituelles vannes, rigolant comme si c’était des vieux potes de jeunesse, avec le bourgmestre arlonais Vincent Magnus ou le légendaire Monsieur Tennis et Monsieur Garisart, Jacky Fonck,.Un peu à l’écart, Gilles Muller et les frères Rochus, sérieux comme des papes, semblaient inquiets de devoir partager l’affiche avec un tel pro du show

Henri Lecomte, le microcosme tennistique du sud de la province de Luxembourg a écarquillé les yeux quand il a appris que vous étiez partenaire du club de Garisart, comme parrain de sa section handisport. Comment expliquez-vous ce choix?

J’ai eu une chance incroyable dans la vie. Parce que j’étais doué pour tenir une raquette en main, j’ai mené une carrière extraordinaire, j’ai pu découvrir le monde et vivre des choses inouïes. Il est normal qu’aujourd’hui, je rende au tennis un peu de ce qu’il m’a apporté. Par ailleurs, j’ai découvert l’autisme au travers de l’enfant de mon ex-épouse. Je l’ai connu quand il avait sept mois, je me suis rendu compte de ce qu’une telle arrivée représentait comme souci pour une famille. Aujourd’hui, il a 21 ans, va très bien. Depuis, j’ai toujours eu cette sensibilité vis-à-vis du handicap. Je me suis toujours senti proche de ceux qui avaient moins de chance, particulièrement les autistes. Je me suis investi dans cette cause et je suis parrain de l’association «SOS autisme».

Comment avez-vous connu le projet de Garisart?

Un peu par hasard. Je vis maintenant à Luxembourg où j’ai créé ma société. J’ai rencontré les gens de Garisart qui m’ont parlé de leur beau projet. Puis, j’ai sympathisé avec Nico (NDLR: Nicolas Bertrand, le directeur du Garisart Therapy Program), qui m’a proposé de l’aider dans son projet. Comment aurai-je pu refuser?

Vous donnez l’impression d’un gars superficiel qui ne pense qu’à s’amuser. Qui est le véritable Henri Lecomte?

Détrompez-vous, je peux être très sérieux sur des sujets comme le handicap et très structuré dans ma vie professionnelle. Bien sûr, mon image est ainsi faite que je passe pour un rigolo et un amuseur public. Mais c’est bien de rendre au tennis ce qu’il m’a offert en apportant de la bonne humeur, non?
 
 
Christian VAN HERCK