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ARLON Open : C'est fini pour 2019

Good2Know-016 - 03-07.2019


 
 

Cinq ans après, un Belge succède à Steve Darcis au palmarès de l'Open d'Arlon


La semaine fut belle pour les organisateurs du tournoi 25.000 dollars + H dans les installations de Garisart Arlon. Non seulement le soleil a été au rendez-vous, pour ne pas dire la canicule qui, outre l'indispensable "clim", a nécessité un impressionnant supplément de glaçons, mais on a également eu le bonheur de voir un Belge, Jeroen Vanneste, s'imposer, pour la première fois depuis 2014 lorsque Steve Darcis, en route pour un énième retour, avait inauguré le palmarès du tournoi, qui était alors un 10.000 dollars.
Un T shirt à 5.100 euros

On a vraiment vécu un bon tournoi à Garisart, avec l'impeccable organisation habituelle et ce dimanche la splendide journée finale que l'on espérait. Il faisait encore un petit peu chaud, mais c'est tellement mieux que la pluie. Plusieurs centaines de personnes s'étaient déplacées et elles n'ont pas été déçues. D'abord avec une pétillante exhibition d'anciennes et glorieuses raquettes, mais qui savent encore faire le show, surtout le dénommé Henri Leconte qui a confirmé qu'il ne manque ni de tchatche ni de coeur. Il n'est évidemment pas important de savoir qui de Leconte et Gilles Muller ou des frères Rochus a remporté la joute pour rire. En revanche, lorsque le Français, avec sourire et dignité, s'est mis à "faire l'article" pour la bonne cause, celle qui offre la possibilité aux handicapés de faire du sport, il a été lui-même sidéré de voir le T shirt qu'il mettait aux enchères, portant les signatures des plus grands champions rassemblés à Roland Garros, trouver acquéreur à quelques 5.100 euros. Superbe geste.

La revanche de Jeroen

Tennistiquement, Jeroen Vanneste fut donc sans conteste l'homme de la semaine. Le Roularien, 25 ans, qui a connu pas mal de problèmes physiques plus tôt dans sa carrière, a aligné selon ses propres dires "quatre matches parfaits" pour enlever ce qui est jusqu'ici sa plus belle victoire. Il pourra également témoigner qu'un parcours de tennis tient parfois à peu de choses, puisqu'au premier tour, face à l'Italien Virgili, il était mené 1-3 dans le troisième set lorsque son adversaire a dû se retirer victime de crampes. Par la suite, pour s'imposer, il s'est débarrassé des deux premières têtes de série, dont le numéro un et tenant du titre le Péruvien Juan Pablo Varillas lors d'une belle finale. Jeroen en a profité pour prendre aussi une belle revanche : "Il m'avait cassé 6-2, 6-3 en Espagne il y a deux semaines", souriait-il, "mais cette fois j'avais un plan, ça passait ou ça cassait, et tout est passé." Il a émergé en deux sets, mais très serrés 7-5, 7-6 (5), tout en ne laissant que deux balles de break à son adversaire. 

Un ancien 43e mondial, vainqueur de Murray

Nos autres compatriotes ont connu des fortunes diverses durant la semaine. Deux d'entre eux ont livré des matches homériques et bizarres face à quelqu'un que l'on n'attendait pas à ce niveau de tournoi dans la mesure où le Russe Teymuraz Gabashvili, 34 ans, a été 43e mondial, joué un 1/8e de finale et un 3e tour à Roland Garros en 2014 et 2015, battant même Murray en 2015 à Washington. Face à de jeunes Belges comme Simon Beaupain ou Arnaud Bovy, on a encore été plus surpris de le voir commettre 30 doubles fautes (!) sur ces deux matches qui ont duré chacun près de trois heures, il a même perdu le premier set 6-0 contre Beaupain, tandis que Bovy a mené 6-4, 5-3 service à suivre, et s'est octroyé la bagatelle de six balles de match avant de perdre 5-7, 3-6. Finalement, le troisième Belge fut le bon, c'est Yannick Vandenbulcke qui a eu raison du "marathonien" russe surchauffé 6-4, 7-6 mais après encore plus de 2 h 15 de jeu. Tout ça sous le cagnard. Même dominé en demi-finale par le futur vainqueur 6-3, 6-1, on peut donc dire que le régional de l'étape et Arlonais d'adoption, qui sortait des qualifications, a bien soigné sa sortie pour son ultime tour de piste. On attendait en revanche le Limbourgeois Zizou Bergs, finaliste l'an dernier, un peu plus haut que les quarts de finale, mais il s'est un peu énervé et a baissé pavillon face au Suisse Sandro Ehrat plus tranquille et de huit ans son aîné.